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"En
floréal, cet énorme buisson, libre derrière sa grille
et dans ses quatre murs, entrait en rut dans le sourd travail de la germination
universelle, tressaillait au soleil levant presque comme une bête
qui aspire les effluves de l’amour cosmique et qui sent la sève
d’avril monter et bouillonner dans ses veines, et, secouant au vent sa
prodigieuse chevelure verte, semait sur la terre humide, sur les statues
frustes, sur le perron croulant du pavillon et jusque sur le pavé
de la rue déserte, les fleurs en étoiles, la rosée
en perles, la fécondité, la beauté, la vie, la joie,
les parfums."
Victor Hugo, Le jardin de la rue Plumet, in Les
Misérables, éd. Robert Laffont (coll. Bouquins), 1995
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